L’art de communiquer est en réalité plus complexe qu’il n’y paraît : il ne s’agit pas uniquement d’émettre un message mais aussi, et surtout, de se faire comprendre ! Il ne suffit pas de bien savoir s’exprimer ou d’avoir des bons arguments pour être un bon communicateur.

« Communicare » vient du latin “ rendre commun, échanger, partager, transmettre. “Interagir avec d’autres personnes, telle est la dynamique impliquée par l’acte de communication.

Que ce soit en matière de transmission d’information, d’enseignement ou de publicité, l’objectif de l’émetteur est identique : faire passer un message et susciter une action. Tous les ingrédients d’une bonne campagne de communication sont connus, théorisés, étudiés, sondés mais il n’en reste pas moins que les effets attendus sont parfois décevants.

On parle des aléas de la communication interpersonnelle : « Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que l’autre croit entendre, ce qu’il entend, ce qu’il croit comprendre, ce qu’il comprend… Le message émis a de fortes chances de différer du message reçu ». Au même titre, la communication institutionnelle se doit de s’interroger sur sa perspicacité.

La plus grande difficulté, en matière d’information ou de publicité, est sans aucun doute de capter l’attention des personnes que l’on cherche à contracter, ce que l’on appelle le public cible.

Communiquer c’est se faire comprendre

Depuis une vingtaine d’année, des équipes, notamment canadiennes et américaines, ont commencé à travailler à l’élaboration d’une charte du langage clair (ou plain langage) pour améliorer les systèmes et supports de communication dans les domaines de la santé, du juridique, de l’administration… Leur leitmotiv : communiquer de façon à être compris facilement, et par le plus grand nombre. C’est en réalité un véritable enjeu de société qui tend vers l’égalité de l’accès à l’information pour davantage de transparence et d’autonomie face à l’information.

Cette méthode se décline en version FALC (Facile à Lire et à Comprendre), qui est une version édulcorée du langage clair à destination des personnes en situation de handicap.

En savoir plus sur le plain langage :

L’agence Comasoi s’intéresse à cet outil de langage dans une démarche qualité pour elle-même et dans le but de mettre au travail cette méthode avec ses clients. Le langage clair favorise la confiance, c’est un langage inclusif, qui prend l’autre en considération : à qui je m’adresse, quelle est sa demande, de quoi a-t-il besoin pour adhérer à mon propos ? Le langage clair n’est pas un langage simpliste pour autant, il fait appel au bon sens et nécessite une réflexion intéressante autour de ses objectifs de communication.

Écrire pour être compris ;  écrire logique ; être accessible à tous.

Utiliser le langage clair, c’est gagner en crédibilité

En effet, si je comprends, j’ai confiance et je perds moins de temps à décrypter le message. Un texte rédigé en langage clair, c’est un texte qui se comprend dès la première lecture.

En trois points, utiliser le langage clair, c’est :

  1. Trouver l’information que je cherche,
  2. Comprendre l’information que je trouve,
  3. Utiliser l’information pour répondre à mon besoin.

Ce sentiment de clarté, de logique me rend acteur et c’est parce que je comprends que je me sens en confiance avec l’émetteur du message.

Quoi de plus contrariant que d’être obligé de relire plusieurs fois un courrier administratif, une notice, un contrat, un document officiel avant d’en comprendre le sens ! Les secteurs les plus concernés se révèlent être les assurances, les banques, la santé, l’industrie, le juridique, les administrations !

Être attentif au niveau de langage :

Des études ont montré que la moyenne du niveau de langage, dans sa langue maternelle, tous pays européens confondus, se situe au niveau B1 ou B2 sur une échelle allant de A1 (débutant) à C2 (expert).

Or, la plupart des organisations communiquent dans un registre de niveau C1 d’où le niveau de décalage ressenti devant certains documents administratifs, un acte notarié ou un contrat d’assurance. A cela vient s’ajouter la complexité de l’accès à l’information dans une époque où tout passe désormais par internet, ce qui vient amplifier les inégalités de compréhension et d’accès aux droits. L’illectronisme, contraction des deux mots illettrisme et électronique, définit les personnes qui rencontrent des difficultés à utiliser les appareils numériques et les outils informatiques. On estime actuellement à 25% le nombre de français concernés !

Ces observations ont conduit l’agence Comasoi à s’intéresser à la question de l’accès au sens. L’identité d’un produit, d’une marque, passe par une communication raisonnée qui doit s’adapter aux évolutions de langage et permettre une compréhension fluide, garante de crédibilité, confiance et fidélité.

« Le grand ennemi du langage clair, c’est l’hypocrisie. Lorsqu’il y a un écart entre les objectifs réels et déclarés, on se tourne instinctivement vers des mots longs et des expressions éculées, pour former un écran de fumée. » Cette citation deGeorge Orwell, essayiste et écrivain britannique, donne parfaitement le ton de notre réflexion.

Pour approfondir :

5 règles pour s’exprimer en langage clair :

  • Je détermine le but de mon texte : quel comportement j’attends de mon lecteur ?
  • Je commence mon texte par le message essentiel.
  • Je hiérarchise l’information et j’utilise des titres et des sous-titres pour guider mon lecteur.
  • Je n’écris pas pour moi mais pour mon lecteur, en le considérant, en me mettant à sa place.
  • J’utilise la voix active, je fais des phrases courtes, je simplifie le vocabulaire.

Ces cinq règles simples définissent une éthique rédactionnelle à laquelle l’agence Comasoi est sensible : parler simplement, sans jargon, dans un langage que tout le monde comprend, amène à recentrer le message vers l’essentiel, évite la surenchère de termes techniques et autres anglicismes très prisés dans le milieu de la com’ ou en entreprise. L’utilisation d’un langage trop spécifique, trop sectorisé et malheureusement couramment chargé en acronymes[1] peut engendrer des postures de supériorité qui sont nuisibles à une communication de qualité.

« C’est tout simplement une question de respect, que de rendre mon métier clair pour ceux qui souhaitent communiquer », nous dit Laura Bernard.

Le conseil de Laurence Boussard, écrivaine publique et rédactrice chez Com’unique : créer sa propre boîte à outils (le principe du langage clair en est une), réfléchir au lexique et aux mots clés qui caractérisent son activité, sa personnalité et surtout être authentique !  Trouver les mots justes, la formulation efficace demande de la pratique.

L’alliance des deux savoir-faire, l’agence Comasoi aux commandes pour la forme (stratégie de communication, plan marketing…) et Com’unique sur le fond (partie rédactionnelle) esquisse un partenariat de qualité. 


[1] Mot dont l’origine est un sigle, mais qui se prononce comme un mot ordinaire.

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